Elevage Ovin & Bovin

Elevage Ovin & Bovin

Le secteur de l'élevage ovin et bovin en Turquie 

Contrairement à l’agriculture, rare secteur dans lequel la Turquie affiche une balance commerciale positive, et à l’élevage avicole où le pays performe au niveau européen, la Turquie reste une terre de contrastes concernant l’élevage bovin et ovin.

Deux modèles cohabitent : d'un coté de très petites exploitations de moins de 5 têtes correspondant à un élevage vivrier - aujourd'hui près de 60% des exploitations ovins et bovins dénombre entre 1 et 4 bêtes - et d'un autre des exploitations aux dimensions très étendues de plus de 10.000 têtes appartenant le plus souvent à des entreprises possédant un portefeuille d’activités diversifié ou encore ayant souhaité intégrer l'amont de la production.

L’amélioration du niveau de vie des Turcs a entraîné une hausse importante de la demande intérieure en viande, à laquelle les producteurs locaux ne peuvent cependant pas répondre en raison des coûts de revient élevés particulièrement concernant l’alimentation animale dont la matière première est en grande partie importée.

Pour faire face, l’Etat a encouragé une politique d’importation d’animaux vivants et de viande rendant ce marché très volatile en termes de prix car indexé en dollar et en euro. Avec 1,4 milliard d'animaux vivants importés en 2017 (soit 1,2 milliard $), la Turquie se hisse ainsi 2ème importateur mondial d’animaux vivants (après les Etats-Unis) et 1er importateur d’Europe. Alors que l'Uruguay est le 1er pays d'origine d'importation de bovin, la France se classe 8ème.

Outre sa politique d’importation, l’Etat a mis en place de nombreux dispositifs d’aides pour les éleveurs afin de remédier aux faiblesses du secteur. Ainsi, l’élevage de bétail est devenu une des priorités du ministère de l’Agriculture qui consacre une grande partie de ses soutiens au développement d’un élevage plus structuré et plus moderne.



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