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Avril 2020

Au 29 avril, avec 3.081 décès et 117.589 personnes infectées, la Turquie ne se ménage pas dans sa lutte contre la propagation du virus malgré des signes encourageants (nombre de nouveaux cas contaminés au plus bas depuis 20 jours, nombre de décès à la baisse pour le 7ème jour consécutif). Très en amont et dès le début de la propagation du virus, la Turquie a suspendu ses vols avec la Chine le 3 février, puis progressivement avec tous les pays du monde, ce jusqu'au 28 mai.

Dès l'apparition du premier cas de contamination en Turquie le 11 mars dernier, le gouvernement a pris des mesures d'ordre sanitaire et sociétal : la fermeture des lieux publics, le passage à l'éducation en ligne, le confinement d'abord volontaire puis obligatoire sous certaines conditions, le port du masque obligatoire, l'accélération de la construction d'infrastructures hospitalières figurent parmi les mesures phare. Au 7ème rang mondial avec plus de 40.000 tests quotidiens réalisés (sur une capacité de 50.000/jour), la Turquie entend assurer une prise en charge optimale de ses malades pour éviter un engorgement de ses hôpitaux (actuellement, le taux d'occupation des lits en soins intensifs n'est que de 60%).

Initialement chiffrées à 14,5 milliards EUR, les dépenses de l'Etat pour soutenir l'économie dans le cadre de son plan de soutien dévoilé le 18 mars dernier ont atteint plus de 25 milliards EUR. Parmi les points forts de ce plan, on notera des mesures de soutien aux entreprises (accès aux crédits sans intérêts, réductions et reports d'impôts, mesures de soutien spécifiques à certains secteurs...) et aux ménages les plus modestes via un octroi d'aides. A ce jour 4,4 millions de familles ont bénéficié de l'aide de l'état. L'abaissement spectaculaire du principal taux directeur de la Banque Centrale de Turquie de 100 points de base à 8,75% le 22 avril dernier vise également à contenir les effets négatifs de la pandémie sur l'économie turque.

Avec une prévision de croissance négative de -5% sur 2020 selon le FMI, la Turquie sera impactée par l'épidémie, mais dans une moindre mesure que les pays européens (prévisions pour l'Allemagne : -7%, la France : -7,2%, l'Italie : -9,1%) et pourra compter sur son économie résiliente et sur la structure de sa population, jeune et connectée (sur 83 millions d'habitants, 27,5% de la population a moins de 17 ans), pour une reprise économique dès l'année suivante. Toujours selon le FMI, la Turquie devrait en effet rebondir et enregistrer une croissance positive de 5% en 2021.

Enfin, la crise du Coronavirus aura permis l'accélération du développement des Nouvelles Technologies : les solutions utilisant l'intelligence artificielle et le big data, les outils d'analyse des risques et d'optimisation des coûts, les technologies sans contact, les outils de gestion et de suivi à distance, gestion optimale de l'énergie... Qualifiées hier de technologies de demain, elles sont désormais fortement plébiscitées par les industriels turcs et sont aujourd'hui une composante clé de la reconstruction économique post Coronavirus, conférant aux investisseurs désireux d'apporter leur pierre à l'édifice de nombreuses opportunités.

ACTUALITES SPECIAL COVID-19

MESURES ECONOMIQUES

Des mesures budgétaires et fiscales pour atténuer les effets de la crise
La réduction voire la suspension de taxes ainsi que leur report font partie des grandes mesures du plan de soutien du gouvernement. On note la suspension de la taxe d'hébergement dans le secteur de l'hôtellerie jusqu'en novembre 2020, la réduction de la TVA de 18% à 1% pour les vols domestiques et le report de 6 mois au 27 juillet 2020 de la date limite des déclarations fiscales ainsi que du paiement de l'impôt sur le revenu, de la TVA et des charges sociales pour les mois d'avril, mai et juin pour certains secteurs sévèrement touchés. Par ailleurs, les entreprises dont les flux de trésorerie sont perturbés pourront retarder le paiement du principal et des intérêts de leur prêt bancaire d'au moins 3 mois et un soutien financier supplémentaire leur sera proposé si nécessaire. Les sociétés et PME avec des besoins de liquidités et sans garantie des prêts en raison de la situation actuelle seront prioritaires pour bénéficier des interventions du Fonds de Garantie de Crédit dont la limite a été portée de 25 milliards TRY à 50 milliards TRY.
Source : Anadolu Ajansı, 11 avril 2020

Des mesures pour soutenir l'emploi
Toujours incluses dans le plan de soutien, un certain nombre de mesures concernant l'emploi visent à atténuer les effets de la crise du Coronavirus pour les entreprises. Parmi elles, l'assouplissement du mécanisme du chômage partiel soumis à autorisation administrative avec notamment l'introduction d'un article temporaire, valable jusqu'au 30 juin 2020, dans une loi sur l'assurance-chômage. Il permet aux employés d'accéder à une allocation sous réserve qu'ils aient payé des primes au cours des 60 derniers jours (au lieu de 120 jours avant l'assouplissement des conditions), travaillé de manière continue et payé des primes d'assurance chômage pendant au moins 450 jours (au lieu de 600 jours) au cours des trois dernières années. L'état couvrira 60% du salaire selon les droits acquis et dans la limite de 1,5 fois le salaire minimum. A ce jour, plus de 268.000 entreprises ont demandé l'allocation pour leurs employés. Les institutions publiques ont également la possibilité de mettre en place des modalités de travail plus flexibles (télétravail, travail en rotation...). 
Source : Anadolu Ajansı, 11 avril 2020


Des secteurs économiques spécifiques bénéficiant du soutien public
Dans le contexte de crise sanitaire actuel, le gouvernement a décidé d'apporter son soutien à certains secteurs économiques spécifiques tels que l'agriculture et le tourisme. Afin d'assurer la continuité de la production végétale et la sécurité de l'approvisionnement alimentaire, le ministère de l'agriculture subventionne en effet 75% du coût des semences dans 21 départements turcs. En complément de la suspension de la taxe d'hébergement dans le secteur de l'hôtellerie jusqu'en novembre 2020, le secteur du tourisme, particulièrement touché, fait également l'objet de nouvelles mesures de soutien. Le ministère du tourisme s'apprête en effet à lancer un système de certification international délivré aux hôtels et centres touristiques attestant du caractère sain du personnel, des infrastructures et des transports mis à disposition des voyageurs via un ensemble de mesures de sécurité et d'hygiène et de contrôles sanitaires. Par cette mesure, la Turquie entend montrer la voie dans un tourisme à risque zéro.
Source : Daily Sabah, 19 avril 2020

Vers un retour à la normale de la production industrielle mais sous conditions
Sous réserve de mise en place de protocoles sanitaires stricts, la production reprend peu à peu sur les sites des grands constructeurs. Au 20 avril, Mercedes Benz a redémarré sa production dans ses 2 usines. A cette même date, Honda a repris sa production dans son usine de Kocaeli. Afin d'alimenter les commandes du marché intérieur et des exportations, le constructeur de tracteurs Hattat Traktor et de véhicules commerciaux Anadolu Isuzu ont également relancé leur production. Bosch Brake Systems, a lui réouvert certaines lignes de production à faible capacité depuis le 17 avril mais la production complète ne sera effective qu'au 4 mai prochain. La production des premiers tracteurs électriques a été reportée en raison de la pandémie et devrait démarrer au mois d'octobre. Malgré un contexte troublé, la production industrielle a enregistré en Turquie une hausse de 7,5% en glissement annuel en février 2020.
Source : Dünya, 16 avril 2020
Source : Anadolu Ajansı, 11 avril 2020

MESURES SANITAIRES ET SOCIETALES

Un confinement obligatoire selon les catégories d'âge et la localisation géographique
Prônant jusque là un confinement volontaire, avec la possibilité de sortir et de travailler en cas de stricte nécessité uniquement, le gouvernement a progressivement mis en place une série d'interdictions plus ciblées: d'abord destiné aux plus de 65 ans et à ceux souffrant de maladies chroniques, le confinement obligatoire s'est étendu aux moins de 20 ans depuis le 4 avril dernier. A ce jour 33 millions de personnes sont confinées sur l'ensemble du pays. Seuls les jeunes de 18 à 20 ans pouvant attester de leur travail dans le secteur public ou privé ou dans le secteur agricole peuvent déroger à cette interdiction de sortie. En outre, un troisième weekend de confinement obligatoire (incluant celui du pont de 4 jours du 23 avril) a été respecté par l'ensemble des Turcs dans les 30 métropoles du pays (Adana, Ankara, Antalya, Aydın, Balıkesir, Bursa, Denizli, Diyarbakır, Erzurum, Eskişehir, Gaziantep, Hatay, Istanbul, Izmir, Kahramanmaraş, Kayseri, Kocaeli, Konya, Malatya, Manisa, Mardin, Muğla, Ordu, Sakarya, Samsun, Şanlıurfa, Tekirdağ, Trabzon, Van) ainsi que dans la ville minière de Zonguldak qui compte un grand nombre de cas d'insuffisance respiratoire. Dans l'espace public, une distanciation sociale de 3 pas est requise. La Turquie a prolongé l'interdiction des déplacements terrestres, aériens et maritimes de 15 jours jusqu'au 3 mai dans les 31 métropoles citées ci-dessus.
Source : Hürriyet Daily News, 20 avril 2020

Des infrastructures érigées en un temps record pour soigner les personnes infectées
Le 6 avril dernier, le gouvernement a annoncé la construction sous 45 jours de deux hôpitaux épidémiologiques d'une capacité de 1.000 lits chacun destinés à accueillir les malades du Covid- 19 : l'un sur le site de l'ancien aéroport Atatürk (Europe) et l'autre à Sancaktepe (Asie). En plus de ces infrastructures et de l'embauche de 32.000 soignants directement dédiés à la lutte contre la pandémie, la Turquie poursuit l'édification de ses campus hospitaliers : le 20 avril dernier, elle a inauguré la première étape de l'hôpital de ville de Başakşehir, d'une capacité totale de 2.682 lits convertibles en lits de soins intensifs, et qui sera pleinement opérationnel le 15 mai. La construction de ces hôpitaux s'inscrit dans la logique entreprise par la Turquie au début des années 2000 de consacrer une part toujours plus importante de son budget à la santé afin de devenir une référence mondiale. La prise en charge des malades du Coronavirus est gratuite, qu'ils soient accueillis dans un hôpital public ou privé.
Source : Dünya, 06 avril 2020

Une application mobile destinée à prévenir le risque de transmission
Le ministère de la santé a lancé une application destinée à freiner la propagation du virus appelée "Hayat Eve Sığar" ("La Vie tient dans la Maison") et développée avec l'aide des opérateurs de téléphonie mobile du pays et de l'Autorité des technologies de l'information et de la communication. L'application indique le niveau de risque, la densité de personnes infectées et la densité de personnes isolées selon la localisation de l'utilisateur. Elle permet d'avertir l'utilisateur en cas de contact avec des personnes atteintes, réduisant ainsi considérablement le risque de contagion. Avant le lancement de cette application, la Turquie avait déjà introduit un système de suivi des personnes contaminées : un message d'avertissement était envoyé sur le mobile des personnes qui enfreignaient les règles d'isolement. Dorénavant, les personnes infectées sont dans l'obligation de télécharger l'application et ces dernières encourent des poursuites pénales en cas de violation aux règles d'isolement.
Source : Hürriyet Daily News 19 avril 2020

Distribution généralisée et gratuite de masques pour la population
Dans le cadre des nouvelles mesures de lutte contre la propagation du Coronavirus, le port du masque a été rendu obligatoire dans les commerces. Chaque citoyen âgé de 20 à 65 ans peut demander à recevoir un pack de 5 masques chaque semaine après avoir rempli un formulaire en ligne. Dès réception d'un code sur son téléphone mobile, le demandeur peut aller retirer ses masques chez son pharmacien. Avant cette décision, les mairies avaient toutefois pris des dispositions pour distribuer gratuitement des masques à l'entrée des transports publics, à l'image de la municipalité d'Izmir qui a instauré un système de distribution automatique dans le métro appelé "Maskematik". Ce système permet aux voyageurs, une fois leur titre de transport validé, d'obtenir gratuitement des masques et du gel désinfectant via un automate. Cette mesure devrait progressivement s'étendre à l'ensemble des stations de métro de la ville. La Turquie, qui est l'un des principaux producteurs mondiaux de masques, en a interdit la vente et a mis en place un plan de production détaillé destiné à répondre à l'ensemble des besoins des concitoyens jusqu'à la fin de l'épidémie. Toujours dans le cadre de cet effort national de production, le pays inaugurera le 30 avril prochain la plus grande usine de production de masques avec une capacité de production quotidienne de 8,6 millions.
Source : Hürriyet, 17 avril 2020

UN FRONT UNI FACE AU COVID-19

Première étape dans la course au vaccin achevée
Par le biais de TÜBITAK, le Conseil de Recherche Scientifique et Technologique turc, l'Etat finance et coordonne les efforts de R&D dans la course au vaccin contre le Coronavirus. Depuis le mois de janvier, les universités et instituts de recherche turcs s'activent dans leurs travaux de recherche. Mi avril, des chercheurs turcs ont débuté des tests en laboratoire pour la composition d'antigènes, qui constitue la première étape du processus menant à un vaccin sur la base d'ADN local. Cette phase a été achevée et l'équipe espère passer à l'expérimentation animale d'ici 4 mois avant d'entamer le plus rapidement possible des essais cliniques sur des humains. TÜBITAK et le KOSGEB (Organisme de développement de la petite et moyenne industrie) ont également soutenu l'entreprise turque de biotechnologie Biosys dans la conception du premier appareil d'assistance respiratoire local pour lequel l'Etat a d'ailleurs commandé 5.000 unités qui seront livrées d'ici fin mai, et dont 100 qui équipent déjà l'hôpital de Başakşehir.
Source : Daily Sabah, 14 avril 2020

Tous les secteurs mobilisés dans l'effort national de production
Face au Coronavirus, tous les secteurs se mobilisent et soutiennent l'effort de production national destiné à répondre à l'ensemble des besoins de la population turque en matériel médical. Les usines de l'armée produisent masques et combinaisons et à plein régime, le rythme de production atteindra 10 millions de masques par semaine. L'éducation nationale participe aussi à l'élan de solidarité nationale et les lycées professionnels d'Istanbul ont produit un peu plus de 100.000 masques. Le groupe textile turc LC Waikiki produit lui 40 millions de masques par semaine. Les géants de la défense Aselsan et Baykar et de l'électroménager Arçelik ont également collaboré dans la production de masse de ventilateurs, mise en oeuvre en seulement 14 jours. Avec 73% des réserves mondiales de bore, la Turquie produit localement un désinfectant pour les mains à base de bore. Donnant la priorité au marché intérieur, la Turquie n'en oublie pas pour autant les pays demandeurs d'aide et a expédié du matériel médical vers l'Italie, l'Espagne, le UK, l'Allemagne ou encore les USA.
Source : Daily Sabah, 19 avril 2020

LES NOUVELLES OPPORTUNITES NEES DU COVID-19

Le e-commerce grand gagnant du confinement
Depuis le début du confinement, le e-commerce a explosé en Turquie : les achats en ligne ont en effet triplé, et pour la première fois, 3 millions de cartes de crédit ont été utilisées sur internet au mois de mars. Selon les données du Centre interbancaire des cartes (BKM), les paiements en ligne par carte ont augmenté de 19% en glissement annuel entre mars 2019 et 2020 pour atteindre 16,5 milliards TRY (environ 2,5 milliards USD) dont 20% effectués au cours du seul mois de mars. La frénésie est telle que certains acteurs ont décidé d'investir en masse : le géant turc du commerce électronique Hepsiburada.com compte embaucher 5.000 personnes supplémentaires d'ici fin 2020 dans ses unités d'opération et de distribution afin de répondre à la demande croissante. Philips, présent en Turquie depuis 90 ans, a ouvert le 10 avril dernier sa boutique en ligne dédiée aux produits de sa gamme Personal Health. Depuis le début de la crise sanitaire, on estime que le nombre de PME souhaitant se tourner vers le commerce électronique a augmenté de 50%.
Source : Dünya, 13 avril 2020

Les technologies digitales au coeur des opportunités
La transformation rapide des habitudes professionnelles et sociales met en lumière l'importance des technologies digitales, plus particulièrement des technologies d'Internet (pour rappel les achats en ligne ont triplé depuis le début de l'épidémie, 3 millions de cartes de crédit ont été utilisées sur le seul mois de mars). Les opportunités se sont ainsi multipliées pour les technologies telles que l'IoT (Internet of Things), l'intelligence artificielle, le big data, la cyber sécurité, les technologies sans contact, l'automatisation, le cloud... Technologies au service de tous les secteurs, notamment celui de la santé, du supply chain management (besoin de gain de temps, gestion du froid), de l'innovation urbaine (mobilité nouvelle, réorganisation des espaces...), du télétravail/téléformation... Des produits et services comme les équipements de loisirs à domicile, les équipements électroniques, ceux de santé préventive et les produits nutraceutiques ont également profité de la crise.
Source : Advantis

Les autres secteurs à qui profite la crise sanitaire
Le confinement a vu augmenter les ventes de certains secteurs comme l'électronique, l'électroménager, les livres, jouets et le prêt à manger de façon très spectaculaire. Au mois de mars, la part de l'électronique dans les ventes en ligne s'est élevée à 44%, avec un boom des ventes de TV LED (+260% versus février 2020). Le passage à l'éducation en ligne le 13 mars dernier et le recours au télétravail ont également permis aux ventes d'écouteurs et d'ordinateurs portables de s'envoler (respectivement +250% et +70%). Avec le besoin de faire la cuisine chez soi, les ventes de petit électroménager ont enregistré une progression de 30% en mars. Porté par le confinement, le marché turc des jeux vidéo dépassera 1 milliard USD d'ici fin 2020. La demande en aliments prêt à consommer a pour sa part bondi de 400%. Par ailleurs, dans un contexte de forte digitalisation, les solutions de l'industrie 4.0 (intelligence artificielle, big data, IoT, automatisation...) sont fortement plébiscitées par les entreprises turques.
Source : Daily Sabah, 17 avril 2020

Les 4 axes de développement privilégiés pour l'ère post Covid-19
L'enjeu n'est pas des moindres : se développer à l'export à une époque où la gestion de la crise sanitaire passe par des mesures de confinement contraires à l'esprit du libre échange. Confinement ne doit pas pour autant rimer avec attentisme commercial et arrêt de l'export. L'internationalisation est aujourd'hui plus que jamais un vecteur essentiel de croissance pour les entreprises. Dans le contexte actuel, les entreprises françaises exportatrices disposent de 4 cordes à leur arc : les opportunités de croissance externe permettant une présence directe, la prospection externalisée export via nos équipes pour sécuriser ses parts de marché et le portage salarial offrant flexibilité et retour sur investissement rapide pour le suivi local de ses partenaires et de ses clients. Enfin, la situation de hub de la Turquie, sa proximité avec l'UE, 1er partenaire économique, sa main d'oeuvre qualifiée, jeune et son industrie développée sont autant d'arguments plaidant en faveur d'un sourcing industriel en Turquie.
Source : Advantis

DES INVESTISSEMENTS QUI SE POURSUIVENT

Construction d'une centrale hydroélectrique de type pompage-turbinage de 1.000 MW
Le Turc KAF a signé un contrat d'ingénierie, d'approvisionnement et de construction pour la mise en place d'une centrale hydroélectrique de type pompage-turbinage d'un montant de 1,5 milliard USD avec le groupe China Gezhouba et General Electric. Ce dernier équipera la centrale de 4 turbines bidirectionnelles de 250 MW. Un aménagement de pompage-turbinage se compose de deux réservoirs d'eau séparés par un dénivelé. Lorsqu'il y a un surplus d'énergie, une pompe puise l'eau dans le bassin inférieur pour l'acheminer vers le bassin supérieur où l'eau va être stockée. Lors des pics de consommation, l'eau du bassin supérieur est relâchée vers le bassin inférieur et alimente une turbine qui produit de l'électricité. La centrale sera construite dans le département d'Isparta (région méditerranéenne) et les travaux de construction devraient démarrer en 2022. La Turquie reste l'un des principaux marchés européens pour le développement de l'hydroélectricité grâce à ses ressources abondantes et à un cadre politique favorable.
Source : Dünya, 09 avril 2020

Le groupe HERO investit dans une troisième usine en Turquie
Le géant de l'alimentation infantile Hero, en Turquie depuis 2002, établira une 3ème usine dans le pays en transférant sa ligne de production d'Allemagne vers la Turquie. Cette opération, effective d'ici 2 mois, permettra au groupe d'élargir sa production à différentes catégories de produits et de diversifier son offre sur le marché turc. Hero dispose en effet déjà de 2 usines en Turquie, l'une établie en 2003 pour la production d'aliments à la petite cuillère, la seconde en 2009 pour la production d'aliments en pot pour nourrissons. La Turquie représente le 3ème plus grand marché de la marque après l'Espagne et les Etats-Unis, avec 75% des parts de marché des petits pots pour bébé et 65% du marché des aliments à la petite cuillère à base de céréale.
Source : Dünya, 16 avril 2020

Le Japonais H.I.S. s'associe au Turc Atmosfer Ballons
Avec 15.000 salariés, H.I.S., l'une des plus grandes agences de tourisme au Japon, s'associe au turc Atmosfer Ballons, appartenant à la holding Dotak et leader dans le secteur des vols en montgolfières en Cappadoce, région figurant parmi les plus convoitées au monde par les touristes japonais. Il s'agit là du premier investissement du groupe japonais en Turquie, signal particulièrement encourageant pour le secteur touristique touché de plein fouet par l'épidémie de Coronavirus.
Source : Dünya, 06 avril 2020

Bosch renforce sa production en Turquie et investit 77 millions USD
Le géant allemand Bosch vient d'annoncer un investissement supplémentaire de 77 millions USD pour produire des pompes à haute pression nouvelle génération dans son usine située à Bursa. Cet investissement vient appuyer l'investissement initial de 190 millions USD effectué il y a 2 ans pour la production d'injecteurs d'essence haute pression. A cette nouvelle s'ajoute l'annonce du renforcement des effectifs avec l'embauche prévue de 292 employés supplémentaires et de 86 employés qualifiés en plus. Le soutien financier en personnel qualifié dont bénéficiait Bosch est passé de 3 millions USD à 6 millions USD. De même, le soutien en dépenses de consommation d'énergie de 50% représentant 15 millions USD est passé à 21 millions USD. En plus de contribuer à la réduction du déficit du compte courant de 85 millions USD, cet investissement témoigne de la confiance des grands groupes européens envers l'économie turque, et ce malgré la crise sanitaire actuelle.
Source : Dünya, 14 avril 2020

Le leader mondial suisse dans les encres de sécurité SICPA va investir 738 millions USD en Turquie
Présent en Turquie depuis 2007 via sa solution sécurisée d'identification de produits SICPATRACE, le Suisse SICPA, leader mondial en matière de solutions et services d'authentification, d'identification et de traçabilité sécurisés principalement destinés aux organisations gouvernementales, a annoncé qu'il investirait 738 millions USD pour établir un centre de R&D en Turquie une fois la crise de la pandémie de coronavirus passée. Le futur centre abritera des recherches technologiques avancées liées à l'intelligence artificielle, à la blockchain et à la cybersécurité. Malgré un contexte mondial compliqué, cet investissement témoigne de la confiance de SICPA dans le marché turc.
Source : Daily Sabah, 06 avril 2020

Le Suisse Syz ouvre un bureau de représentation à Istanbul
La banque privée suisse Syz, spécialisée dans la gestion d'actifs, va ouvrir dans les prochains mois un bureau de représentation à Istanbul afin d'accélérer son développement sur le marché turc et sur les marchés environnants. Avec un peu plus de 164.000 millionnaires (en USD) en 2018, la Turquie représente un marché stratégique pour la banque qui gère un actif total de 39 milliards USD et compte plus de 600 collaborateurs. Dans le contexte actuel de crise sanitaire, il s'agit d'un signal fort envoyé au secteur financier en Turquie.
Source : Dünya, 08 avril 2020

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